Des places de parking à base de déchets de la culture d’huîtres !
Trois places de parking fabriquées à partir de déchets issus de la culture des huîtres ont été installée à Bourcefranc-Le-Chapus (17). Nommées “Conchy L’Innov”, elles ont été conçues par la start-up franc-comtoise Purple Alternative Surface.

Des dalles fabriquées à partir de déchets issus de l’ostréiculture
C’est une nouvelle innovation écologique de la part de Purple Alternative Surface. Ces places de parking Conchy L’Innov sont conçues à partir de déchets d’huîtres. Tout est fabriqué à partir de matières locales, la conchyliculture (ndlr : culture des coquillages) est très développée dans la région.
L’innovation a été pensée par le Comité régional conchylicole de Charente-Maritime et par la start-up Purple Alternative Surface, spécialisée dans la perméabilité des sols. L’enjeu était de taille : pour de nombreux ostréiculteurs, impossible de recycler leurs déchets produits par l’élevage des huîtres. De plus, les industriels ne veulent pas les récupérer parce que des morceaux d’algues et de coquilles les recouvrent. Il fallait donc trouver un moyen de recycler ces déchets !
L’enjeu environnemental du recyclage des déchets ostréicoles
Ainsi, au lieu d’être envoyées en déchetterie, faute d’un meilleur usage, les déchets sont broyés, réduits à l’état de poussière et mixés à une matière que l’entreprise n’a pas voulu dévoiler. Le tout est fondu et injecté dans un moule pour fabriquer des dalles en forme d’hexagone, qu’il ne reste plus qu’à assembler entre elles pour former la place de parking. Seulement deux heures suffisent pour installer une place !
D’un point de vue environnemental et du développement durable, c’est une avancée certaine. En effet, il faut 1,3 tonne de déchets pour installer 3 places de parking. De plus, cela permet aux ostréiculteurs de revendre leurs déchets et de percevoir un petit complément de revenus. Autre avantage : les dalles sont perméables, ce qui permet à l’eau de s’infiltrer dans les sols et évite le risque de crue et d’inondations, aujourd’hui toujours plus fréquentes en France.
“Aujourd’hui la France artificialise environ 20 mille hectares. Soit l’équivalent de la ville de Marseille. En face, l’Europe a fait passer une loi qui vise à arrêter de construire sans cesse et d’imperméabiliser les sols, on est fiers de participer à la transition écologique via la création de ce nouveau revêtement”, allègue Pierre Quinonero, co-fondateur de Purple Alternative Surface.